Un nouveau semestre

Oulalalala. Oui. Je n’ai pas écrit depuis fin octobre. Tout est passé si vite. Très utile ce blog, bravo moi.

Petite rétrospective : début novembre c’était la rentrée, et j’ai enchaîné les khôlles tout le mois. Je m’y prenais toujours au dernier moment, souvent la veille, j’ai l’impression que ça devient une habitude que je n’arrive pas à perdre, même quand j’ai mon sujet longtemps à l’avance. Oui parce que quand je n’ai rien à faire je ne me dis jamais « tiens, si je faisais ma khôlle ? ». Non, je me crois seulement en vacances et je glande. Oui, je suis toujours aussi glandeuse qu’avant la prépa ! Du coup je n’avais aucune énergie ou de temps pour écrire un article. Je terminais souvent mes khôlles tard le soir ou même le lendemain, juste avant mon passage (#exemplarité). Voilà pour novembre.

En décembre, je n’avais plus de khôlle mais j’ai eu quelques problèmes personnels qui ne m’ont pas mise dans le meilleur état pour travailler (crises d’angoisse entre autres). C’est aussi le mois du concours blanc, j’ai donc eu environ une semaine pour réviser. C’est un peu compliqué de s’y prendre très à l’avance, et encore, pendant le concours je révisais souvent la veille pour le lendemain, et je crois que c’était aussi le cas pour le reste de la classe. On est sérieux en prépa, oui oui. Je me suis donc retrouvée au concours en ayant peu révisé, n’ayant pas du tout la tête à ça, avec un manque de sommeil à cause des crises d’angoisse. Toujours est-il que je n’en suis pas morte, et voilà mes notes :

Français : 9

Philo : 10

Anglais : 8,5 (j’ai vraiment fait n’importe quoi, j’ai mal lu l’heure et je me suis dépêchée de finir en 3h au lieu de 4…)

Allemand : 10

Géo : 8

Latin : 16 !

Histoire : 7,5

Je ne suis ni archi déçue, ni très très contente de tout ça.

Ensuite, vacances de Noël. J’aurais pu écrire à ce moment là, mais encore une fois je ne les ai pas vues passer. Je crois qu’on peut dire que j’ai passé ma 1ère semaine de vacances à dormir, comme beaucoup. Ensuite j’ai essayé de travailler un peu, mais pas vraiment de motivation, du coup je me suis retrouvée à la rentrée à devoirs boucler mes khôlles la veille alors que j’avais eu 3 semaines pour les faire. Là où ça devient critique, c’est lorsqu’on se rend compte sur le trajet qu’on a oublié de finir notre colle et qu’on gratte quelques lignes dans la précipitation là, dans le bus. Incorrigible.

Puis janvier, nouveau semestre, et ma pote la plus proche en prépa part à la fac. Elle voulait partir depuis le début, c’est son choix, même si c’est dommage. Et je pense suivre son chemin l’an prochain. Pas du tout parce qu’elle m’a influencée, je traîne aussi avec des gens super motivés et doués, premiers de la classe, qui sont décidés à aller en khâgne voire à cuber. Mais moi aussi, je réfléchis sérieusement à ça depuis le 1er semestre, et si je ne suis pas partie comme elle c’est parce que j’aurais eu trop de démarches à faire, et aussi parce que je ne veux pas laisser inachevé ce que j’ai commencé. Egalement il faut le dire, parce que parfois, les yeux plein de fatigue, je lis des textes de philo, et je m’émerveille dessus, et je me dis que quand même, ça valait le coup d’en arriver là pour lire ça. Et en dernier, parce que je sens que je m’améliore en colle (mais ce serait un peu long, je ferais sûrement un article spécial sur ça). Alors oui, j’envie ses week-ends de 3 jours, mais j’attendrai ! Ça ne veut pas dire que je veux tout achever au point de faire une 2e année, parce que c’est quand même un choix important et un gros sacrifice, et choisir la khâgne par dépit en étant très démotivé dès le départ me semble assez inutile et absurde. Et en même temps je suis perdue. Il y a une semaine j’ai eu un regain d’énergie et j’étais décidée à aller en khâgne parce que j’étais curieuse de savoir quelles notes je pourrais avoir à l’ENS. Mais il faut avouer que c’est n’est pas une bonne raison, pas assez suffisante et motivante (surtout que je ne vise pas l’ENS).

Enfin, il me reste une marge de temps avant de choisir définitivement !

Entre temps, il va falloir que je me mette un gros coup de pieds aux fesses pour travailler plus vite et plus efficacement, surtout pour les khôlles (en passant, je n’ai tenu qu’une résolution sur 3, parmi mes résolutions de la rentrée). On y croit !

 

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Les vacances : le Saint Graal

Eh oui me revoilà !

J’avais voulu écrire un article après ma première khôlle il y a un mois maintenant, mais j’ai tellement repoussé la chose que nous voilà déjà 4 khôlles et 2 DS (du samedi) plus tard, en vacances. En parlant des vacances, au lycée je trouvais ça cool, sans plus, mais là on peut dire que je les ai vraiment attendues. Ces derniers temps tout s’enchaînait si vite, je travaillais quasi tout le temps la veille pour le lendemain, donc sans ces 2 précieuses semaines je n’aurais jamais trouvé le temps de boucler tout ce que j’ai à faire pour les semaines à venir. Même si à ce jour, je n’ai pas travaillé autant que je le voulais, et je commence à prendre du retard parce que je fais la larve.

Donc, ma première khôlle, celle d’histoire. Elle a eu lieu fin septembre lorsque j’étais encore dans une période de doute, et elle m’a tellement remotivée que j’ai eu envie d’en faire un article. Bon c’était un peu une khôlle cadeau car n’ayant encore que très peu de cours, nous avions reçu un dossier de 11 pages à apprendre, avec pleeein de chiffres et statistiques et des trucs pas toujours intéressants, mais la khôlle consistait tout simplement à répondre à des questions sur ce dossier. Une interro de connaissances en gros. J’ai survécu, et je dirais même plus : j’ai eu 15 (mes réponses étaient en majorité des choses que j’avais apprises le jour même…). On a eu un petit entretien sur mon ressenti sur cette khôlle, sur le début de l’année et sur mes projets futurs. Je lui ai dit que l’oral n’était pas trop mon fort, mais elle m’a pas mal rassurée en me disant qu’elle avait déjà vu bien pire (du genre des élèves qui tapent du pied sur le coin de la table ou regardent le mur tout le long). Selon elle, même si je suis en retrait, je n’ai pas de tics, je ne bégaie pas, je réponds assez clairement et c’est déjà un bon point. Je suis ressortie toute contente, mais c’était sans compter la khôlle de géo la semaine d’après.

Toute autre ambiance. Bon déjà je n’aime pas la géo donc je ne m’attendais pas à un truc de fou. Nous avions choisi un sujet parmi des choses qu’on était censé avoir vu en terminale mais je trouvais les sujets très précis. Par exemple, j’ai eu La Mégalopolis. C’est quelque chose que l’on voit en terminale mais pas en tant que chapitre, donc on a finalement peu de connaissances dessus. Donc très organisée, je prépare mon petit speech la veille. J’étais déjà stressée lors de la khôlle, mais il a fallu en plus que le prof ait l’air totalement blasé (voire hautain) quand je parlais (bon apparement il a fait ça avec tout le monde). J’avais tout simplement envie de déchirer ma fiche et de partir, parce que même si ce que je disais était nul je trouvais ça irrespectueux qu’il reste affalé sur sa main et sur la table en me fixant stoïquement du genre « mais d’où tu sors ? ». Je n’ai toujours pas eu ma note parce qu’il ne les donne jamais directement, mais je ne me fais pas trop d’illusions.

Pour les semaines suivantes j’ai enchaîné avec la philo et le français. J’aime vraiment la philo, mais encore une fois je n’ai pas réussi à m’y prendre à l’avance et je l’ai préparée l’avant-veille et la veille. Ce n’était pas assez approfondi, j’en étais consciente, mais en même temps je ne voyais pas quoi dire de plus et ça s’est vu lors de l’entretien. J’ai passé cette khôlle avec mon prof de l’an dernier avec qui je tournais autour de 14-15 de moyenne, et qui m’a aussi poussé à aller en prépa, et j’ai eu… 9. Je m’attendais quand même à plus. J’avais envie protester « Monsieur, c’était pas comme ça l’an dernier, c’est quoi cette arnaque ! » 😦

Pour le français je ne vais pas épiloguer. J’ai eu la chance de passer sur la seule pièce que j’avais eu le temps de lire sur les deux pièces, et même si j’ai bien traité le texte en gros, j’étais quand même à côté sur certaines connaissances de fond (parfois vues en cours) et même de base (la honte). Bref j’ai eu 10,5 et je crois que c’est la plus basse note de mon groupe.

A la rentrée il me reste 3 khôlles, et puis comme je les ai enchaînées chaque semaine depuis le début (c’est pas le cas de tout le monde), je n’en ai pas en décembre ! A moi les concours blancs (youpi, joie et bonheur).

Un dernier petit mot sur les DS du samedi matin: 5h, ça passe très vite. Oui oui. Ça paraît long et c’est pour ça que j’ai tendance à me croire au club Med au moment du brouillon qui me prend 2h voire plus (je conseille pas du tout) et que j’écris comme une fusée à la fin. J’ai un peu bâclé la fin du DS de philo et n’ai tout simplement pas eu le temps de finir celui de français (j’ai recopié la fin de mon plan rapidement). Mais j’ai eu ma note de philo : 11 ! Je suis assez contente sachant que la moyenne tourne autour de 7-8. Je le sens un peu moins pour le français.

Le futur nous le dira !

Bilan de rentrée

Non la rentrée ne m’a pas tuée. Oui on est déjà le 18 septembre.

En réalité j’ai voulu écrire un article le lendemain de la rentrée, mais comme j’étais un peu mitigée et que j’étais encore dans l’attente de découvrir tous les cours, je me suis dit que c’était peut-être un peu précipité. J’ai donc attendu. Eh bien 15 jours plus tard je suis toujours mitigée, mais je pense que j’y vois un peu plus clair. Plus le temps passait plus je me disais qu’il faudrait peut-être que je revienne sur ce blog puisque si je trahis même cette promesse, rien ne va plus. Mais le fait est que j’ai eu de moins en moins de temps, on ne voit pas forcément le truc arriver mais ça commence à s’accumuler petit à petit. Je vais donc essayer de ne pas m’éterniser.

Nous sommes donc 36 dans ma classe et 45 dans l’autre, avec une large majorité de filles, forcément. Côté profs, aucun ne me paraît détestable ou tyrannique. Ils ont l’air plutôt conciliants, et à l’écoute, exceptée peut-être la prof d’allemand qui a l’air assez exigeante (mais bon la matière n’aide peut-être pas, et en plus j’ai pris l’option). Ce qui est sûre c’est qu’ils savent rendre un cours un minimum vivant, en particulier ma prof d’histoire qui est une pièce de théâtre à elle toute seule.

Côté emploi du temps, je m’attendais à pire, quoique les khôlles et autres DS du samedi matin commencent à se coincer en masse dans les heures de trous. Je crois que c’est ça qui m’a fait un peu paniquer: recevoir le planning des khôlles et des DS + voir toutes les choses qui me restent à faire en un mois (c’est à dire 4 khôlles, des petites interros par-ci par là, 7 livres plus ou moins longs à lire, des DM et que sais-je encore). La fatigue commence à se faire sentir petit à petit. A l’heure où j’écris, il y a déjà eu 2 abandons dans ma classe, ce qui fait que maintenant tout le monde se croit à Koh Lanta. Je dois avouer que ces derniers jours, j’étais un peu démoralisée par ce qui me paraît être des montagnes pour les semaines à venir. Je me suis sérieusement remise en question et j’ai même songé à tout plaquer là tant qu’il en était encore temps. C’est peut-être pas très malin pour un 1er article post-rentrée d’écrire dans une période un peu bof bof… Mais j’ai l’impression que toute mes résolutions se sont déjà volatilisées. J’ai du mal à ressentir une exaltation, une euphorie face aux cours comme j’ai pu le ressentir l’an dernier en philo. C’est assez paradoxal car j’ai presque eu la meilleure note en philo (12 !). Je ne sais pas si c’est ce temps qui me donne envie de me rouler en boule sous ma couette et de ne plus jamais en ressortir, ou si c’est à cause des relations sociales pas terribles (c’est ce qui m’a un peu refroidie les premiers jours).

Si au discours de rentrée le proviseur a dit que nous sommes une « famille » et qu’on allait se « faire des amis pour la vie », j’ai eu un peu de mal à le croire par la suite. Si les premiers jours tout le monde était un peu perdu, voire seul, au bout d’une semaine des petits groupes se sont formés. Je me suis vite sentie un peu seule bien que maintenant je traîne quotidiennement avec une camarade (sur qui je pense pouvoir compter un minimum) et parle de temps en temps à deux autres, je ne me sens pas si intégrée. Mais bon, attention, ça ne veut pas dire que je trouve ça dramatique, juste un peu décevant.

Quoiqu’il en soit je suis toujours là, à tenir le cap, et je vais essayer de m’avancer un maximum ce week-end !

Je pourrais encore blablater des heures sur l’après-midi et la soirée d’intégration, le parrainage des khâgnes mais je le ferai sûrement dans un prochain article.

A plus !

Résolutions

A la veille de la rentrée, je viens rédiger rapidement mon dernier article des vacances.

J’ai décidé de prendre mes résolutions de l’année à l’avance (même si je n’en prends habituellement jamais en janvier) : ce sont mes résolutions scolaires !

  • être organisée ( = faire des listes et des plannings. Heureusement que j’aime ça.)
  • aucune nuit blanche
  • participer, même si c’est très peu

En option : faire du sport / manger sainement.

N.B: j’ai l’impression de faire une liste pour partir en Sibérie.

Je fais aussi ici un petit bilan de mes lectures de vacances:

En français: sur 10 livres à lire j’en avais déjà lu 3 de moi même. Je n’en ai lu que 2 cet été, dont Du côté de chez Swann qui n’est pas un petit livre.

En philo : 4 livres/textes à lire, dont un dialogue de Platon au choix (j’en avais déjà lu un en cours et un autre de moi même). Cet été j’en ai lu 2, et j’ai imprimé le résumé du dernier.

En histoire : un chapitre d’un livre (assez théorique) que j’ai commencé il y a seulement quelques jours, je suis loin de l’avoir fini.

En anglais il y avait seulement des suggestions (3 pages tout de même) mais rien d’obligatoire, j’ai donc fait l’impasse là dessus. Je m’inquiète un peu moins pour cette matière, j’ai un bon niveau et même si je suis consciente que ce ne sera pas forcément facile en prépa, on va dire que j’ai quand même pratiqué quasiment tous les jours grâce à youtube haha.

Voilà, c’est loin de ce que j’espérais faire, mais maintenant c’est un peu tard (même si j’aurais sûrement encore du temps cette semaine pour l’histoire, en tout cas je l’espère, je ne m’attends pas à une rentrée à 100 à l’heure…!).

Appréhensions pré-hypokhâgneuses

J -14 (brrr…)

Ça m’effraie vraiment de me voir écrire ça. Dans 2 semaines exactement j’entre en prépa et j’avoue que je ne me sens absolument pas prête (rien qu’au niveau du travail d’été qu’il y avait à faire). Plus la date fatidique approche, plus je me dis chaque jour « Mais qu’est-ce que j’ai fait ? ». Je vais donc énumérer ici mes appréhensions :

– le manque de temps :

  • pour travailler : je ne travaille pas si vite en général, même quand j’ai peu de choses à faire. Alors si je vois le travail à faire s’entasser de plus en plus, c’est pire. Il y a plusieurs raisons à ça : j’ai besoin de temps parce que je veux bien tout comprendre parfaitement sinon j’ai l’impression d’avoir bâclé ou d’être passé à côté de quelque chose. En plus de ça je suis facilement distraite, un vrai problème de concentration. J’ai des interrogations absurdes pendant mon travail alors je me mets à faire des recherches absurdes sur google, ou bien je finis sur youtube/les réseaux sociaux. (ça ressemble souvent à ça : https://www.youtube.com/watch?v=cWuglG7LZD0 ). Oui c’est mal.

  • pour faire autre chose : j’ai peur de me noyer sous une masse de travail au point de ne plus rien faire d’autre que manger, dormir, prendre le bus. Par « faire autre chose », je n’entends pas forcément sortir. Je me prive facilement de sorties, je n’en ressens pas toujours le besoin. Par contre j’aime regarder des films/séries, lire des livres que j’ai choisis, découvrir de nouvelles choses et PROCRASTINER. Et ça, ça risque de cruellement me manquer parce qu’on va dire que je fais ça à haute dose.

  • pour dormir : le sommeil, c’est sacré pour moi. Je n’ai jamais fait de nuit blanche pour travailler et je ne compte pas en faire. Mon record en terminale devait être 1h du mat’, pour recopier un DM de philo (donc activité cérébrale assez réduite). Si je ne dors pas, j’ai 0 productivité et je suis de mauvaise humeur. Je sais que si un jour je dors 2h, ce n’est même pas la peine que j’aille en cours, ce serait inutile. En plus j’entrerais dans un cercle vicieux de fatigue car mon cerveau serait en mode OFF.

– les profs odieux : je sais que j’énonce peut-être beaucoup de clichés depuis tout à l’heure mais les clichés ne sortent pas de nulle part. Pas besoin d’un dessin, je parle ici des profs hautains, méprisants car leur immense culture leur est montée à la tête. Je n’ai jamais compris le but de rabaisser les élèves, il n’y a aucune pédagogie, simplement la satisfaction d’un petit plaisir malsain. J’avais une prof de français en 1ère, normalienne, qui était aussi prof de prépa, et j’ai envie de dire que ça se ressentait. Bien que le cours était très intéressant quand elle y mettait un peu de passion (càd dans les moments où elle avait envie de nous estimer un minimum), le reste se résumait à « vous êtes des feignasses », « Moi avec tous les diplômes que j’ai (…) » ou juste « ratez votre bac ». J’avais aussi pris des remarques personnelles de sa part devant la classe. Or ce genre de choses a tendance à me mettre en colère ou me rendre aigrie quand ça va trop loin ou que c’est injustifié, plutôt que de me pousser à me remettre en questions. Résultat = ça ne marche pas avec moi. C’est peut-être mieux que de partir en dépression nerveuse ?

– le manque d’intérêt : oui, la prépa nous est présentée comme la caverne d’Ali Baba du savoir. Tout y est mieux qu’au lycée, tout semble tout à coup devenu intéressant. Et si ce n’était pas le cas ? Car je dois l’avouer, je n’aime pas toutes les matières de la prépa même si c’est une minorité (heureusement). Par exemple, la géo et le latin (que j’ai fait 2 ans au collège au lieu de 3 pour cause de découragement/mauvaises notes et manque d’intérêt, justement).

– les khôlles : l’oral n’a jamais été mon fort, tout le monde pourrait le dire. Si je disais à quelqu’un que j’ai fait beaucoup de progrès sur l’oral ces dernières années, il aurait du mal à imaginer la situation de départ. Les nombreux exposés que j’ai du faire cette année m’ont aidé à moins stresser, reprendre mon souffle, me poser pour éviter la voix tremblante et le bégaiement. Mes exposés les plus réussis étaient ceux où je savais exactement de quoi je parlais, et devant un groupe restreint. Si je n’ai aucune idée de quoi je parle ou si j’ai des connaissances bancales, alors c’est la dérive totale. Je ne sais pas meubler. J’ai quand même eu de bonnes surprises aux oraux de bac, comme un 14 en français ou un 16 en LELE (où j’avais seulement 3 phrases de plan notées sur ma feuille). Vais-je survivre aux khôlles ? Verdict dans quelques semaines…

Une nouvelle venue (dans l’enfer ?)

Alors voilà, je créer un blog.

Pendant mon année de terminale (voire même avant), avant et après les fameux choix d’APB, j’ai lu plusieurs blogs sur la prépa littéraire que j’ai trouvé très intéressants. Ils m’ont permis de me faire une idée plus concrète de la chose en lisant des expériences personnelles. Ils m’ont aussi aidé à faire mon choix. Et me voilà déjà arrivée à 2 mois après les réponses APB. C’est passé tellement vite. Après de grandes hésitations entre une bi-licence à la fac et la prépa, après avoir mis tour à tour ces deux options en premier vœu, je valide finalement mes vœux fin mai, la prépa en vœu 1. Plus de retour en arrière possible. Et puis le 8 juin, jour des premiers résultats, alors que je suis chez une amie avant de retourner en cours, on me dit vers 12h30 que les résultats sont déjà en ligne. On décide de manger d’abord, puis on se connecte tant bien que mal sur le site. Et là, je mets quelques secondes à prendre conscience que mon premier vœu est accepté. Je suis contente mais en même temps ce n’est pas la surprise du siècle car je me sentais capable d’entrer en hypokhâgne (j’ai envie de dire que c’est le minimum, à part si on vise des prépas parisiennes prestigieuses où la barre est placée plus haut, mais pour ma part je reste dans mon lycée d’origine, en province). Soulagée, car c’est surtout à l’approche des résultats que j’ai commencé à me poser des questions : certes je me sens capable d’aller dans cette prépa au niveau des notes, mais d’autres paramètres rentrent en jeu, par exemple celui des autres. Combien d’autres élèves sont meilleurs que moi ? Je me suis rendue compte qu’il y avait peut-être trop de « meilleurs que moi ». Et pourtant, j’y suis finalement.

Et c’est pour ça que j’ai eu l’envie de créer à mon tour mon propre blog et de me transformer en nouveau cobaye. C’est aussi parce que l’écriture (d’un journal intime par exemple) m’a toujours permis de prendre du recul sur ma vie, relativiser et remettre les choses bien en ordre dans ma tête. Faire des bilans, savoir ce qu’on fait, pourquoi on le fait et où on va, c’est à mon avis essentiel, dans la vie de tous les jours et surtout en prépa. En plus de ça, le blog me permet d’avoir des regards extérieurs, n’est-ce pas merveilleux ?

J’aurai d’abord pas mal de trucs à dire sur la « pré-prépa » dans d’autres articles à venir. Mais je ne sais pas si je peux garantir une certaine régularité à partir de la rentrée. En tout cas je l’espère, c’est mon but de partager mon expérience tout au long de cette nouvelle aventure ! 🙂